Une nouvelle phase dans le projet de constitution du PLUi a été validée par notre Conseil Municipal.

Il s’agit de l’approbation du PLH, Plan Local de l’Habitat. Celui-ci défini le nombre d’habitations qui doivent être construites d’ici 2030. Ce document est constitutif du PLUi. Il était donc impératif de le valider en Conseil Municipal avant que n’arrive le PLUi. Il en sera de même pour le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable)

Mais que dit le PLH ?

Le PLH donne donc l’enveloppe des habitations qui doivent être construites d’ici 2030 sur l’intégralité de la communauté d’agglomération. Elle définit aussi dans le détail, c’est-à-dire par commune, quel sera le nombre d’habitations construites localement.

Si nous restons centré sur nous-mêmes, nous pourrions être presque satisfait de ce PLH. En effet, pour notre commune, le nombre d’habitations demandé est assez faible : seulement 19.

Mais voilà, c’est un effet pervers de la communauté, nous votons aussi pour les autres. Donc nous avons accepté les impératifs posés aux autres communes comme :

  • Fontainebleau : 1000 habitations d’ici 2030
  • Avon : 180
  • Bois le Roi : 128

De surcroit, le PLH laisse libre court à toutes les solutions ; promoteurs immobiliers, SEM77, EPFIF (nous en avons déjà parlé. Solution dangereuse pourtant signée par notre commune)

Et paradoxalement, les emplacements EPFIF ne sont pas inclus dans le PLH présenté.

Le résultat est très étonnant. Le PLH demande la construction de 19 habitations sur notre commune d’ici 2030 et nous savons que nous en aurons bien plus.

  • OAP1 : terrain derrière les pompiers (inclus au PLH : estimé 60 logements – promoteur)
  • OAP2 : Centre-ville derrière le garage abandonné (inclus au PLH et à l’EPFIF : rue des Champs – prévu 17 logements – parcelles E604, E605, E607, E297, E298, E288, E631 et E301)
  • OAP3 : Friche du Chemin des Vallées (inclus au PLH : pas d’estimation)
  • OAP4 : Friche Progalva (inclus au PLH et à l’EPFIF : pas d’estimation – parcelles H345, H346 et H347)
  • EPFIF : Rue de la Libération (pas d’estimation –  parcelles E672, E535, E537, E538, E539, E540)
  • EPFIF : Rue Neuve (pas d’estimation –  parcelles E1160p, E458, E453p, E454, E455, E1091 et E1092)
  • EPFIF : Rues Carnot et Paul Jozon (pas d’estimation –  parcelles E390p, E927, E928, E388)
  • EPFIF : Place de la République (pas d’estimation – parcelles E1409, E1410, E1411p., E1412, E1413 et E936)

Le fait est que notre commune perd 1% de sa population chaque année et ce depuis 1995 (nous attendons avec impatience les résultats du recensement pour avoir une vue claire de la situation). Réurbaniser est une volonté de notre commune afin de la repeupler.

Avec cette politique, notre commune devrait largement dépasser les espérances du PLH sans que cela ne semble nous inquiéter.

En ce qui me concerne, le PLH est uniquement axé habitat. Et on voit que tous les espaces utilisables sont dédiés à cela. Mais qu’en sera t il des commerces, des espaces qui pourraient accueillir des entreprises ? Cet aspect est totalement omis. Faut il comprendre que l’on souhaite continuer à être une commune dortoire, sans espoir que l’emploi, l’enseignement, le commerce ou les activités touristiques, y trouvent leur place ? Dans ce cas, il faudra bien parler des transports car si tout est ailleurs, comment nous y rendre sans avoir obligatoirement un ou plusieurs véhicules ?

D’autres communes comme Bois le Roi sont par contre vent debout contre le PLH et l’EPFIF.

Bois le Roi souhaite adhérer à la convention EPFIF mais une forte opposition se fait entendre. Cette semaine, contre la signature du PLH, une manifestation a eu lieu. Manifestation durant laquelle le président de l’ADEMAJ, association Féréopontaine qui lutte pour sauver l’esthétique de St Fargeau Ponthierry, est venu expliquer les effets pervers de l’EPFIF.

Je ne vous cache pas que j’espère sincèrement que notre commune ne vivra pas cela, malgrè qu’elle se soit engagé dans ce chemin.