Si l’article précédent disait combien l’activité de notre commune est calme, il faut avouer que ce n’est pas le cas d’un point de vue mondial. Nous pourrions à tort penser que ce que nous voyons dans l’actualité ne nous concerne pas ou peu. Ce serait une grave erreur.

La guerre est en Europe et, quelle qu’en sera l’issue, ses effets vont nous toucher.

Nous vivons dans un monde mondialisé. Tissé de flux d’échanges tendus, ce qui se passe loin de nous peut avoir un impact sur le coût de notre énergie, de nos aliments. Or cette guerre est proche, elle concerne 2 pays avec lesquels nous avons d »importants échanges. Ils sont d’ordre alimentaire, énergétique, et concernent aussi la fourniture de produits ou de matières premières.

Les experts pourront nous dire ce qui va arriver mais nous en avons déjà un aperçu. En début d’année le prix de l’électricité devait augmenter de 48% avant que l’état ne mette en place un bouclier. D’ici 2030, avant la guerre d’Ukraine, il était estimé que le prix de l’électricité augmente de 300%.

Il est en déjà de même pour le prix du gaz. Le ministre de l’économie a déjà prévu un bouclier pour 2022, mais combien de temps ces boucliers seront ils maintenus ?

Quant au prix de l’essence, nous remarquons tous les jours la flambée des prix. A ce jour, il n’y a pas de raisons que cette inflation ne cesse. Au jour où j’écris ces lignes, il est prévu une augmentation de 10 cents par litre la semaine prochaine.

Le prix de l’énergie augmentant, le prix des aliments augmentera aussi.

Il faut noter que la Russie est une des plus importants exportateurs de ce que les professionnels appellent les intrants, dans lesquels il y a les engrais azoté. En bref, nos agriculteurs risquent de devoir affronter d’importantes difficultés. (augmentation du prix des engrais, baisse des rendements)

Article BFM

Cela va nous concerner tous et donc concernera aussi la gestion de la commune et la communauté d’agglomération.

Le changement climatique, nous le vivons déjà, et il va empirer.

Il pleut pendant des semaines, puis vient une sécheresse de plusieurs semaines, absence d’hivers marqué et des périodes caniculaires plus intenses et plus fréquentes. Vous l’avez certainement remarqué. La forêt de Fontainebleau en fait les frais avec une mortalité importante des arbres.

plus de 40° à l’ombre atteints à la Chapelle en 2020.
On prévoit des pointes à 50° dans quelques décennies.

Valeurs climatiques de la station de Nemours

Là encore nous le subissons tous, et en tête de file les agriculteurs, encore.

Le second rapport du GIEC vient d’être publié (article FranceInfo). Il n’est pas optimiste et nous enjoint tous à agir. Les communes doivent prendre ces problèmes au sérieux dés maintenant.

Le rapport du GIEC (Impacts Adaptations et Vulnérabilités)

Résilience Communale

Vous entendez souvent ce mot « Résilience ». Que signifie t il ? Il définit la capacité qu’a un système a endurer de violents chocs tout en maintenant son développement, de manière positive.

Nos communes sont elles résilientes face à l’augmentation du coût de l’energie ? Quelles mesures prennent elles face aux futures augmentations de tarifs des matières premières, des aliments ? Combien de temps notre commune pourra t elle maintenir l’imposition stable quand tout augmente ?

Voilà des axes d’actions qu’il faudrait dés maintenant mettre en place. Et malgré ces évidences, je ne vois aucune commission spéciale se mettre en place à la CAPF ou dans notre commune.

Il est peut être temps d’agir autrement.

Je m’y emploie.